Pythagore
Qui était Pythagore ?
Il était le chef et
fondateur de l'école philosophique
qu'on désigne sous le nom de pythagorisme.
Un grand nombre de théorèmes furent établis sous son égide.
Pythagore
Pythagore, philosophe grec du vr siècle avant J.-C, est le fondateur d'une école dont l'influence fut considérable en Grèce et en Italie du Sud.
Ses travaux
Né à Samos, il aurait émigré en Sicile pour y
fonder des associations
philosophiques, politiques et religieuses, tout d'abord à Crotone, puis dans les autres cités de l'île. La légende le présente comme un demi-dieu, à la fois savant, thaumaturge et prophète. La tradition
lui attribue la paternité du théorème de l'hypoténuse et de la table de
multiplication.
Il est difficile de préciser la part de Pythagore et celle de ses
disciples dans la création du mouvement religieux et
scientifique appelé pythagorisme.
Son enseignement
Une fois établi à Crotone, Pythagore n'aspira point à revêtir le caractère de législateur ni à obtenir le pouvoir : il n'exerça aucune fonction publique. La seule autorité dont il emprunta l'influence fut celte des lumières et de la vertu. La majesté empreinte sur son front et dans ses manières, l'austérité de sa vie, sa frugalité, son costume lui-même, qu'on nous représente composé d'une simple tunique blanche, inspiraient le respect.
On accourait en foule autour de lui; les citoyens les plus distingués comptaient au nombre de
ses
disciples, et la jeunesse recueillait ses éloquentes paroles. Il sentait que
le plus sûr moyen pour conduire les peuples à la liberté est de commencer par les en rendre dignes.
Le pythagorisme
C'est tout d'abord un ensemble de confréries religieuses obéissant à des préceptes moraux très simples, analogues à ceux des sept sages. Elles
respectaient aussi des interdictions dont la portée nous échappe : ne pas manger de fèves, par exemple. On y croyait à la métempsycose et à la purification de l'âme par la connaissance. La morale pythagoricienne faisait l'objet d'une diffusion orale réservée aux fidèles et garantie par l'autorité du
fondateur. Une partie
des pythagoriciens se livraient à des travaux théoriques (les mathématiciens).
Les théorémes
Le pythagorisme mathématique a donné naissance à des recherches géométrique arithmétiques, astronomiques, physiques. Un grand nombre de théorèmes ont été établis, qui seront mis en ordre par Euclide au l l l éme siècle. Ils
étudièrent longuement la structure des nombres et des progressions arithmétiques, cherchant
par exemple à définir les nombres parfaits (c'est-à-dire
égaux à la somme
de leur diviseur, comme 6, 28, 496).
On doit à Philolaos une théorie astronomique dans laquelle la Terre n'était pas le centre de l'univers, mais tournait, ainsi que
le Soleil et les planètes, autour d'un feu
central.
Tout est nombre
Ce principe est le résultat d'une vaste analogie. De même que les
constellations célestes sont des
nombres qui reçoivent une interprétation figurée (la Grande Ourse, par exemple), de même les choses sont des
figures qui peuvent recevoir une interprétation numérique. Et non seulement les objets physiques, mais encore tout ce qui présente une structure définie. De même que l'harmonie d'une lyre résulte d'un certain rapport entre la longueur des cordes, de même l'âme est une harmonie du corps.
Les intervalles musicaux
Nicomaque rapporte comment Pythagore fut conduit à cette
idée. En passant
devant un atelier de forgeron, il avait
remarqué que les sons des marteaux formaient la quarte, la quinte et l'octave; et il avait
reconnu que les poids de ces marteaux étaient dans les rapports de 3/4, de 2/3 et de 1/2.
C'est cette détermination calculée de l'harmonie
des sons qui distinguait l'école
musicale de Pythagore de celle d'Aristoxène, qui prétendait que seuls les sens étaient juges de rapports harmoniques.
La musique
Novateur en matière de théorie musicale,
Pythagore établit sa gamme. Elle se construit en ramenant dans un intervalle d'octave
les sons qui
forment une suite de quintes justes naturelles. Les musiciens jouant
d'instruments à cordes appliquent exactement le principe pythagoricien,
puisqu'ils s'accordent de quintes en quintes. C'est pourquoi on a pu appeler la gamme de
Pythagore « gamme des violonistes », par opposition à celle des pianistes.