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La géomancie est une
technique de divination basée sur l'observation de cailloux ou
d'objets jetés sur une surface plane ou posés dans un espace donné.
Il peut aussi s'agir d'une divination par l'observation d'éléments
disposés dans la nature sans intervention humaine.
Les oracles géomantiques sont basés sur une série de figures,
chacune composée de quatre lignes de points, pairs ou impairs.
Note : des missionnaires chrétiens parcourant la Chine au
XIXe siècle ont indûment traduit la notion de
feng shui, pan important de la pensée chinoise, en
« géomancie », « traduction » qui a eu cours
pendant des décennies, en français et dans d'autres langues
occidentales. Mais cette confusion de vocabulaire a quasiment
disparu depuis les années 1970, l'appellation originelle de feng
shui étant désormais employée de façon quasi-exclusive en
Occident, si l'on se réfère aux titres des nombreux ouvrages
publiés sur le sujet.
Il existe une version africaine qui est en fait la base du
Vaudou à travers le dieu FA ( ou Ifa ) dieu de la divination. Dans
cette version, on considère 256 figures ( ensemble de doublet de
quadruplet ( Fa a 16 fils qui ont chacun 16 fils à leur tour). Il
semble que plus que de divination, il s'agit d'une système très
élaboré de pédagogie supporté par le dieu Fa et quelques autres
divinités ( Lêgba, Gû, Hêbiesso... moins d'une dizaine ) à
destination de peuples qui n'avaient pas d'écriture et chez qui
tout doit reposer sur la mémoire. À noter qu'à ces divinités se
superposent les dieux proprement animistes. L'ouvrage le plus
objectif sur la géomancie africaine serait celui de Bernard
Maupoil.
Le terme est directement issu du bas latin geomantia
(« divination par la terre ») emprunté au grec
γεωμαντεία. Il est rapporté, sous la forme jomansie
au début du XIVe siècle, notamment dans une des relations de
voyages de Marco Polo (chapitre CLXXIV du Devisement du
monde alias Le Livre des merveilles du monde). Le terme
était toutefois connu antérieurement, puisqu'il apparaît ensuite en
français, vers 1333, sous la forme geomancie dans la
traduction manuscrite du Miroir Historial de Vincent de
Beauvais rédigée par Jean de Vignay à la demande du roi de France
Philippe VI de Valois et de sa femme Jeanne de
Bourgogne.
Les 16 figures
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Via
(La Voie)
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Cauda
draconis
(La Queue du Dragon)
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Puer
(Le Jeune Garçon)
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Fortuna
minor
(La Fortune Mineure)
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Puella
(La Jeune Fille)
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Amissio
(La Perte)
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Carcer
(La Prison)
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Laetitia
(La Joie)
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Caput
Draconis
(La Tête du Dragon)
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Conjunctio
(La Conjonction)
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Acquisitio
(Le Gain)
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Rubeus
(Le Rouge)
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Fortuna
Major
(La Fortune Majeure)
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Albus
(Le Blanc)
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Tristitia
(La Tristesse)
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Populus
(Le Peuple)
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Les noms latins des seize figures sont traditionnellement
employés, dans la géomancie « occidentale », depuis le
Moyen Âge, parallèlement avec leur traduction dans la langue
profane en usage dans le pays où est interrogé l'oracle.
Technique
Les usagers de cette méthode de divination procèdent
habituellement à un « tirage » de quatre figures, selon
différentes techniques (jet de dés, de pièces, séparation de tas de
cailloux, etc.).
Une méthode de tirage consistait par exemple à aligner, sur le
sable, quatre lignes superposées de points tracés au hasard, puis
de faire de décompte de chaque ligne de points. D'une ligne impaire
résultait un point unique, et d'une ligne paire un point double.
Cette méthode est encore utilisée de nos jours, dans une version
« adaptée », où le medium trace sur le papier quatre
lignes de points pour en faire ensuite le décompte.
Ces quatre premières figures sont en général appelées les
« Quatre Mères », et d'elles découlent, par un système
complexe de report de points, les onze autres figures de l'oracle.
Ces quinze figures sont réparties en douze « maisons »,
deux « témoins » (droit et gauche) et un
« Juge ».
Certains adeptes de cette technique divinatoire y ajoutent une
seizième « maison », le « Subjudex » ou
« la Sentence », obtenue à partir de la combinaison du
« Juge » et de la « maison I ». Cette
« maison » surnuméraire n'est habituellement pas dessinée
sur le graphique des quinze « maisons » classiques.
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