Le pouvoir de l'esprit sur le corps
Il n’est pas rare que lors de mes consultations de voyance, je précise
ou devrais-je dire, je « rappelle » le pouvoir de la pensée. Cette
dernière est à mon sens « créatrice ». Ne dit-on pas qu’il faut
vouloir pour pouvoir ? Et pour preuve, si on ne souhaite pas quelque
chose, bien souvent cette chose ne nous parvient pas ! Pourquoi n’en
serait-il pas de même dans le sens contraire ?
A cet effet, différents exemples simples prouvent ce fabuleux pouvoir
que possède notre cerveau. Le premier qui me vient à l’esprit est ce geste
« mécanique » que nous avons tous lorsque l’on parle de poux :
automatiquement la tête nous gratte et notre corps se met en action!
Pour comprendre la résultante des effets de notre cerveau, certainement
est-il bon de s’étendre sur le mode opératoire de celui-ci.
Qu’est-ce que la
pensée ?
On pourrait la définir d’activité psychique, d’émissions-réceptions de
sensations et d’émotions triées, stockées et rangées par notre cerveau. Tout est
question d’énergie extérieure (lorsque le cerveau reçoit) et intérieure
(lorsque le cerveau émet).
Pour que les émissions-réceptions se manifestent, le corps utilise les 5
sens. Ces derniers sont en quelques sortes des outils qui aident l’énergie à se
manifester, le corps à s’exprimer et le cerveau à fonctionner.
L’énergie arpente un simple chemin :
Perception - sensations - cerveau - évocation - action
Perception : Il s’agit ici de l’instant,
l’évènement, ce moment où la situation se présente à notre corps.
Sensations : A l’aide des ou d’une partie de nos
cinq sens, le corps vit, ressent l’évènement. Selon nos acquis et notre façon
de percevoir, notre corps traduit la phase perception en émotions et
impressions personnelles et les fournit au cerveau.
Cerveau : Les informations ressenties jusqu’alors
arrivent à notre cerveau qui est chargé de trier et ranger ce qu’il reçoit.
C’est ainsi qu’il définit l’énergie recueillie, soit en positif soit en
négatif. Selon l’intensité de l’énergie reçue, il est capable de stocker ces
informations dans la mémoire, tout comme apte à ne conserver que l’essentiel
utile à l’expérience et l’évolution du corps et de l’âme.
Evocation : Une fois la réception effectuée, le
tri réalisé, le cerveau évoque au corps le résultat de ces perceptions.
Action : Les messages du cerveau reçus, le corps fait
l’expérience en se mettant en action.
Pour mieux comprendre prenons l’exemple cité ci-dessus lors d’une
discussion sur les poux.
Perception : C’est l’instant où la discussion s’installe, les sens
se mettent en éveil.
Sensations : Dans cet exemple, l’imagination aidera à visualiser le
pou.
Cerveau : La présence d’un pou sur notre tête n’est pas une
sensation agréable, le cerveau le sait. Certes, s’agissant ici d’une simple
discussion alimentant l’imaginaire, le cerveau ne stockera pas ces informations
dans la mémoire et la renverra au corps.
Evocation : Le cerveau évoque alors au corps ce que la présence
d’un pou sur la tête procure. En l’occurrence ça bouge et ça gratte !
Action : Le corps ayant reçu les messages du cerveau se mettra
alors en action. L’individu se gratte la tête avec la ferme impression que
quelque chose bouge sur sa tête !
Cette explication, certes simpliste permet de réaliser le pouvoir qu’a
non seulement le cerveau mais aussi la pensée sur notre corps. Diverses
expériences tant paranormales, mystérieuses que scientifiques le prouvent.
De la foi à l’effet
placebo !
Qui n’a pas entendu parler des miraculés de Lourdes ? Jusqu’à aujourd’hui,
furent recensées 3500 guérisons dont 67 reconnues miraculeuses par l’Eglise. Si le sujet n’est pas de remettre en question
l’aspect miraculeux de certaines de ces guérisons, dans ces 3500 rétablissements,
il y a de fortes chances que nombre d’entre elles soient survenues bien plus à
l’aide de l’esprit que d’un cadeau du ciel même si en finalité, une guérison porte toujours une part de
miracle en soi. Entre 1977 et 1999, 42 études médicales ont été effectuées sur
126 000 individus. Le résultat parle de lui-même : les personnes
ayant foi en un Dieu, augmentent leur espérance de vie de 29 %. D’après la
science, il s’agit ici d’espoir. Le fait de donner un sens à sa vie, de croire
en une justice divine, permettrait à l’Homme de se conditionner physiquement
face à la santé et surtout la maladie. A savoir que lorsqu’un croyant prie, il
émet des ondes thêta ; L’individu est calme et le stress bien moins élevé.
Le tout réside en finalité sur l’état méditatif et la régulation de la
respiration lors de ces moments de recueillements aussi divins soient-ils !
D’autres études se sont penchées sur la méditation et ses bienfaits sur
le corps humain. Entre autre, le Pr Richard Davidson qui durant 10 années a, en
collaboration avec le 14ème Dalaï-lama et des moines, fait
différents tests. Déductions : 4 mois de méditation bouddhiste augmentent
l’activité du cortex préfrontal gauche. Ce dernier étant un des éléments
essentiel au bien être moral. Certains patients atteints de psoriasis
guérissent 4 fois plus vite s’ils méditent ! A ceci est aussi relevé le
fait que les évènements négatifs de la vie sont plus aisément surmontés par les
personnes qui méditent.
Voltaire a dit : « l’espérance de guérir est la moitié de la
guérison ». Si on a la foi, donc l’espoir, il y a de fortes chances que la
guérison vienne à nous. Le tout, à mon
sens, étant de « suggérer » à notre cerveau et non de
« subir » un état de fait ou des énergies négatives.
Et pour preuve : L’effet placebo ! Une expérience débutée en
mai 1995 et menée à termes en 1998 fut des plus impressionnantes sur ce pouvoir
qu’à l’esprit sur notre corps. Elle consistait à traiter 40 patients atteints de la maladie de Parkinson.
Ces derniers furent « opérés » dans un hôpital universitaire du
Colorado. Suite à une anesthésie locale du cuir chevelu, le chirurgien était en
charge de faire une greffe de cellules nerveuses fœtales pour remplacer les
neurones détruits par la maladie. Pour 20 de ces 40 personnes, le chirurgien
fit l’opération comme convenu. Pour 20 autres, le chirurgien ne fit que
« mimer » l’opération. Il incisa simplement le cuir chevelu puis le
recousit. Les 20 patients ayant subi « l’opération bluff » sortirent du
bloc opératoire convaincus d’avoir reçu une injection de cellules fœtales. Le
résultat fut lui aussi « bluffant » ! Les patients persuadés
d’avoir reçu une greffe ont bénéficié de la plus nette amélioration,
indépendamment du type d’intervention subie.
L’effet placebo, nous sommes tous à même de pouvoir le vivre dans notre
quotidien. Souvent, le simple fait de prendre un antidouleur permet au cerveau
d’atténuer celle-ci sans même attendre les effets du médicament ; A malade
imaginaire-médicament imaginaire. Ceci dit, les interventions citées ci-dessus
concernant la maladie de Parkinson prouvent bien que cela ne s’applique pas
qu’aux malades imaginaires !
Un autre exemple que peut avoir l’esprit sur le corps humain
serait bien celui du rire.
Certaines études ont prouvé que le rire avait des bienfaits sur le moral
et donc sur la santé. Norman Cousins, journaliste américain était atteint d’une
maladie incurable. Il fit une cure de rire, il en ressortit guérit ! Il
fut par la même occasion estimé « miraculé ». Ce genre de cours est
de plus en plus répandu dans le monde. D’ailleurs, les français devraient s’y
mettre plus souvent, car les estimations ont démontré qu’un français ne rirait
plus que 6 minutes par jour contre 20 minutes en 1939 !
Entre la soumission
et la suggestion mentale
Socrate a dit : La plus grande erreur dans le traitement est la
séparation que font certains médecins entre l’esprit et le corps ».
Je me suis étendue sur le sujet de la santé parce que ce dernier est
certainement le meilleur exemple que l’on puisse donner concernant le pouvoir
qu’a l’esprit sur le corps. S’il est possible de guérir en ne faisant
qu’espérer ou en ayant la foi, pourquoi en serait-il autrement pour les divers
actes dans notre quotidien ?
Vouloir guérir, c’est pouvoir guérir, certes mais c’est particulièrement
« suggérer à notre cerveau, une guérison ». Il en va de même pour
l’intensité d’une douleur. Tout le monde a fait l’expérience de cette
dernière ! Plus on se dit que l’on a mal, plus on a mal. Plus on oublie la
douleur en orientant nos pensées sur un tout autre élément, plus la douleur
diminue voire « disparaît ». Mais encore faut-il savoir « s’adresser à
son cerveau » si je puis dire ainsi.
Dire à son cerveau j’aimerais guérir, c’est lui suggérer
« l’envie » de guérir et non la guérison elle-même. C’est ainsi que
je reviendrai sur le premier paragraphe de ce dossier :
Perception - sensations - cerveau - évocation - action
Dans le cas de figure de l’envie de guérir…
Perception = la maladie éveillant l’envie de guérir
Sensation = « A l’aide des ou d’une partie de
nos cinq sens, le corps vit, ressent l’évènement. Selon nos acquis et notre
façon de percevoir, notre corps traduit la phase perception en émotions et
impressions personnelles et les fournit au cerveau. » C’est ici que réside
l’essentiel en finalité. Tout dépendra de la façon dont on ressent la maladie
et surtout la guérison !
Cas n° 1 : On « subit » la maladie, elle nous envahit et
les sensations ressenties nous dominent… Nous sommes soumis à la maladie. Les
sensations envoyées au cerveau sont la douleur, la maladie et tous ses méfaits.
Le cerveau traduit alors la maladie et les douleurs appropriées en évoquant au
corps « la douleur » et « la maladie ».
Perception : (maladie) - sensations :
(douleurs) - cerveau :
(maladie-douleurs) - évocation : (douleur) - action : (maladie-douleurs)
Cas n°2 : La maladie nous assaille, la douleur nous domine par
conséquent nous « voulons guérir ». Le message envoyé au cerveau
reste « j’ai envie de guérir ». Certes, si l’envie de guérir est
importante il manque dans ce cas de figure la foi, la croyance en la guérison.
Le cerveau enregistrera la maladie et l’envie de guérir pour traduire ces
informations en envie de guérir et non en guérison.
Perception : (maladie) - sensations (envie
de guérir) - cerveau :
(maladie – envie de guérir) - évocation :
(envie de guérir) - action (envie de
guérir-maladie)
Cas n°3 : On est malade et certain de guérir. Traitements,
positivisme et foi seront les messages perçus par le cerveau. Ce dernier
traduira alors les informations en guérison.
Perception : (maladie) - sensations
(guérison) - cerveau :
(maladie-guérison) - évocation :
(guérison) - action :
(maladie-Guérison !)
Ce qui fera la distinction dans ces exemples, c’est la différence entre
l’envie et la foi. Vouloir n’est pas croire. Vouloir invite à croire !
Si l’on cherche un emploi… Il suffit de suggérer à son cerveau que le
prochain rendez-vous est le bon pour que ce dernier nous mette en condition de
réussite. Il est donc question de choix : être soumis à l’échec ou animé
de réussite. Idem pour un chagrin etc.…
Gérer ses pensées.
Nous sommes tous à même de gérer nos pensées. Il suffit pour se faire,
de savoir ce que l’on veut vraiment. Il n’est pas rare qu’en consultation de
voyance, des personnes viennent à moi dans l’espoir de ne plus souffrir mais il
est à constater qu’ils s’y prennent mal. La personne en chagrin d’amour par
exemple, aspire au bonheur en espérant le retour d’un être aimé. Soit !
Mais qu’attend-elle vraiment ? Le bonheur ? Ou l’ex ? Qu’inspire-t-elle
à son cerveau ? Le bonheur ou l’ex ? En pleurant l’ex, elle pense que
son bonheur s’apparente au retour de ce dernier, alors que le bonheur ne dépend
jamais de quoi que ce soit ou qui que ce soit. Je rétorque souvent : Le
but est d’être heureux (se) avec ou sans lui/elle !
Si l’on réalisait que nombre de nos prières sont exaucées grâce à nous
même et seulement nous même, on réaliserait le pouvoir que possède notre
cerveau sur tout ce qui nous entoure.
Certes il ne faut pas omettre la place du destin dans notre évolution,
ceci dit sans notre aide, ce dernier peut très vite se ternir ou se compliquer.
Et même si on dit que le temps fait bien les choses, nos pensées contribuent et
soutiennent l’œuvre du temps.
L’hygiène de vie de l’esprit est aussi précieuse que celle du corps car
chacun d’entre eux composent notre être.
Il est donc fortement conseillé d’apprendre à méditer, à faire le vide
en soi, en son esprit afin de purifier les informations reçues par le cerveau.
Ensuite, il suffit de contrôler ce que le corps envoie comme sensations et
émotions au cerveau.
Perception - sensations - cerveau - évocation - action
Ces cinq phases ont toutes leur importance certes mais il suffit de
savoir « quelles phases » nous sommes capables de
« gérer », « contrôler ». L’erreur que nombre de personnes
commettent, consiste à croire que nous
contrôlons les phases « cerveau », « évocation » et « action »
alors que le seul contrôle effectif est la phase « sensations », cet
instant où nous suggérons à notre cerveau. Les phases suivantes ne sont que « résultats »
de cette « suggestion mentale».
Ainsi pour être heureux et surtout « victorieux » sur son
chemin de vie, la méditation est préconisée ; la foi en ce que nous
voulons ; et surtout un travail assidu lors de toutes phases
« sensations ». Ce sont les conditions sensorielles et émotionnelles
dans lesquelles nous vivons un évènement qui engendreront les conséquences.
Âmicalement vôtre
Catielle